Le bijou

 

La conscience de la mort est un bijou. Nous devrions la porter au creux de nous chaque matin, à chaque réveil.

Conscient de son secret, de son mystère, elle nous permet de prendre part à la vie dans son intégralité.

L’aveugle survit, le clairvoyant vit.

La clairvoyance ici serait de vivre avec cette conscience de la mort.

La vraie conscience de la mort ne laisse pas de place à l’apitoiement et au malheur.

Seule la joie reste.

La gratitude de ce que l’on a existe quand nous avons conscience de ce que l’on peut perdre.

C’est pourquoi, chaque être humain qui s’en va est une invitation à la vie, la joie et l’amour envers ceux qui restent.

 

Le voyage

 

Le voyage est un miroir.

Il est une ouverture qui se vit au jour le jour.

Découvertes après découvertes, la vie se déroule sous nos pas, paysages après paysages, cultures après cultures.

Ouvert au monde, l’esprit en alerte et le cœur chaud, il nous permet d’expérimenter une véritable disponibilité.

Mais, ne nous y trompons pas, l’espace qui est à notre portée, ce terrain de jeux immense qu’est cette planète et qui nous procure cette joie, cette nouveauté, n’est qu’un aperçu de notre propre liberté.

Comme un reflet dans un miroir, le voyage nous a permis de contacter en nous cette ouverture, loin des repères et de conditionnements de pensées.

Une fois de retour à la maison, le voyage nous fait pourtant, une dernière proposition…

Et si cette liberté vécue et ressentie n’avait jamais été dans les pays visités ?

Peut-être était-elle en nous, cachée ?

Peut-être attendait-elle le bon endroit, le bon moment pour se révéler ?

Cherchons donc, au creux de nous même, et trouvons, au cœur de notre vie quotidienne, ou se terre cette fameuse liberté qui jamais n’avait voyagé.

Rendez-Vous